Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 10:27

Au programme, un Colloque International sur « La poésie des gens du désert » avec la participation de scientifiques, chercheurs, universitaires, ethnologues, musiciens, anthropologues, polytechniciens, écrivains, artistes  venus d’Algérie et de l’étranger   

 

Ce sera un grand rendez vous d’un peuple et sa culture : un grand rassemblement Kel Tamasheq (touareg) autour de l'Imzad, de concours, expositions, courses de chameaux et danses, de l’authenticité de la tradition à la modernité avec des soirées concerts à la palmeraie Imzad vous transportant à travers des sonorités intemporelles dans un espace de communion, d’échanges et fête (ou de convivialité).

Ce sera un rendez vous régional des  joueuses d’imzad et poètes,  mais aussi de tous les prétendants au concours avec les plus vaillants, chameaux et hommes se mesureront dans les onze concours traditionnels organisés pour l’occasion : Course de chameaux. Plus belle jeune joueuse d’Imzad. Plus bel harnachement de dromadaire. Meilleure chorale de femmes et de danse d’hommes. Danse de l’épée, de Tindé. De Tabilante (lutte targuie). Plus belle tente et ses atours. D’Annaf, (rodéo chamelier). Meilleur joueur de Tazamart (flûte du désert). Meilleur poète (Messas n'tissiwey) . Concours ouvert à tous les jeunes groupes de musique blues des Kel Tamasheq.

 

Du 11 au 18 novembre 2011 les populations de l’Ajjer et l’Ahaggar, de l’Aïr et de l’Adrar des Ifgohas se rencontrent pour un festival exceptionnel. Le festival d’Imzad est la meilleure occasion pour avoir une vue d'ensemble des richesses culturelles et touristiques de l’extrême sud algérien.

Durant sept jours le chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset vivra une rencontre unique en son genre évoluant autour du riche patrimoine culturel Kel Tamasheq mais aussi saharien.



 

 
Programme détaillé et autres info à l'adresse suivante:

http://www.imzad.net/

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 20:07

Pose de la première pierre de Dar El Imzad

L’Expression - 16 Janvier 2010. 

 

Placée sous le thème «L’imzad entre tradition et modernité», une rencontre internationale initiée par l’association Sauver l’Imzad, se tient depuis jeudi dernier à Tamanrasset et s’achèvera aujourd’hui.

Intitulée «Les nuits bleues sahariennes», cette manifestation qui vise la sensibilisation autour de la déperdition de l’instrument Imzad et la culture touarègue qui l’a véhiculé est la deuxième édition de ce genre. Cette année, elle est d’autant plus importante car elle fête la pose de la première pierre de Dar El Imzad. Son action consiste en la préservation et la sauvegarde de toute la culture touarègue gravitant autour de l’imzad.
Pour ce faire, un programme riche et diversifié a été tracé par l’association Sauver l’imzad. D’abord un Colloque scientifique international auquel ont pris part de nombreux chercheurs dont Mesdames Faïza Arkam, Edda Brandes, Caroline Card-Wendt, ainsi que MM.Mohamed Aghal-Zakra, Pierre Augier, François Borel, Cyril Isnart et Mourad Yellès.
Les travaux de ce 2e Colloque international sur l’imzad ont été ouverts dans la matinée, en présence, notamment de M.Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, Mme Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique et de Mme Nouara Saâdia Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine.

Organisé par l’association Sauver l’imzad, ce colloque a été lancé en octobre 2003 grâce à la volonté de plusieurs personnalités locales et des bénévoles dont la majorité sont originaires de l’Ahaggar. Parallèlement aux débats du colloque, a été montée une exposition réunissant des peintres, des sculpteurs et des photographes. Une exposition internationale d’arts plastiques inscrite sous le thème «de la musique avant tout» a été également inaugurée par le ministre Chakib Khelil. Ce dernier a assisté également au lancement d’une grande fresque collective, devant être réalisée par les artistes invités au 2e Colloque international sur l’imzad. Des ateliers de plein air sont aussi organisés sur la Grande-Place de la Maison de la culture ainsi que sur le terrain du site Dar El Imzad.
Figurent au programme, par ailleurs, des conférences et autres concours ethniques, sans oublier en soirée, des concerts de musique avec divers groupes dont Tinariwen du Mali et Tartit du Mali,Atri N’assouf et Terbiyat du (Niger), Choghili de Djanet et Takouba Tamanrasset de Tamanrasset.
Aussi, des soirées spéciales chants de femmes ont eu lieu avec notamment les joueuses d’imzad dans une ambiance authentique. Parmi elles, on peut citer les joueuses d’imzad d’Adrar des Ifoghas, de l’Ahaggar, de l’Aïr, de l’Ajjer, mais aussi Chérifa (Chants kabyles - Algérie), Naïliyet (Tindouf - Algérie), Badi Lalla (Tamanrasset - Algérie) et de nombreux autres artistes. Toutefois, nous souligne-t-on «l’objectif de l’association est de faire connaître le projet de construction de la maison internationale des artistes Dar El Imzad qui sera, non seulement un centre de formation, mais surtout un centre de rayonnement culturel qui pourra assurer une sauvegarde et une préservation durable de toute cette culture en voie de disparition».
Répartie sur un terrain de 10.000 m² et située à 5 km de Tamanrasset, sur la route menant vers le site touristique de l’Assekrem, cette maison de l’imzad a été inaugurée, jeudi dernier en présence du ministre de l’Energie et des Mines, M.Chakib Khelil, qui a procédé à la pose de la première pierre de ce projet d’un coût de 125,8 millions de DA.
Le projet comporte deux blocs d’un iwan (sorte d’atelier pour les représentations de chants), un musée, une salle polyvalente et une école d’imzad, abritée pour le moment au sein du Cfpa de la ville de Tamanrasset.
Des salles de musique et salles de cours, un laboratoire d’audiovisuel, une salle d’informatique et un autre bloc pour l’accueil et l’hébergement des artistes, sont également prévus dans ce projet. Pour ceux qui ne le savent pas, L’imzad, une vièle monocorde, est un instrument de musique ancien. Plus qu’un instrument, l’imzad est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps.
«L’imzad est aux Touareg, ce que l’âme est au corps», avait déclaré un jour Hadj Moussa Akhamok à Mme Farida Sellal, en lui remettant un imzad en 2003.«Avec l’évolution de la vie moderne, l’imzad et toute la culture qui gravite autour sont en train de mourir. Il ne reste plus que quelques vieilles femmes qui savent en jouer, elles rêvent de transmettre leur savoir pour laisser en héritage au monde entier, ce patrimoine culturel ancestral. L’aménokhal Hadj Moussa Akhamok est mort le 28 décembre 2005, nous laissant la charge de relever le défi de ´´Sauver l’imzad...´´»
«L’imzad est un symbole, le symbole de toute une identité culturelle qui risque de disparaître à jamais», nous prévient Mme Sellal, la présidente de l’association, une véritable passionnée par cet instrument millénaire, qui vous en parlera toujours avec autant de passion et de sensibilité dans la voix. A nous de faire en sorte de perpétuer son message...

O. HIND

 

 

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 16:09
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 22:56

H’DAMA Oua Hadjrine  
Par Alamine Khoulen et Chanté par Boukeyass et Habibi Halimata
H’Dama Oua Hadjirine est un poème d’amour (Oua Hadjirine veut dire long)… L’extrait présenté dit :
"Que de choses j’ai aimé avant d’aimer Cherifa. Comme un tronc d’arbre desséché au milieu du désert, nous sommes restés mes amis et moi jusqu’à notre vieillesse
"
.

Par Sauver l'Imzad
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 22:40
Chérifa Edaber Habite à Ideles une localité à plus de 200 Km de Tamanrasset.
L'Association "Sauver l'Imzad" a ouvert une école à Ideles sur la demande de la population locale. En octobre 2005 l'école fut ouverte avec comme maîtresse d'Imzad la renommée Biyat Edaber âgée alors de 88 ans.Depuis les jeunes filles partent jusque chez elle pour apprendre l'Imzad. Mais autour de l'imzad gravite un monde d'autres expressions culturelles.
Je vous raconte l'histoire de Chérifa.
Chérifa, allait à ses cours d'Imzad mais sans progrés. Sa grand mère Biyat, lui disait:
- "
ce n'est pas avec tes yeux que tu apprendras à jouer de l'Imzad, mais avec ton coeur"
Et Chérifa n'avait pas le coeur.
Alors que je me rendais en visite à l'école d'Ideles, les filles de l'école m'accueillirent avec ce chant de tindé que Chérifa chanta... Je fus subjuguée. Ecouter cette voix c'est entendre un son cristallin fendre le silence!



Par Sauver l'Imzad
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 22:25
Les maîtresses d'Imzad se faisaient rares et âgées. Pour la sauvegarde de cet art ancestral il fallait trouver un lieu au plus vite.  Comment agir pour sauver tout un pan d'une culture qui disparaissait si ce n'est pas la formation et l'enseignement. La première action fut d'ouvrir une école. C'est l'Institut de la Formation Professionnelle qui a bien voulu mettre à notre disposition deux salles de classe pour enseigner l'Imzad... C'est ainsi que l'école d'Imzad a ouvert ses portes en janvier 2004. La vidéo "Imzad school" a été filmée en décembre 2005. L'ambiance est un régal, les maîtresses d'Imzad, les filles, les vieux poètes... Un bonheur! Regardez et vous comprendrez!


Par Sauver l'Imzad
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 00:14

 (Feu Hadj Moussa Akhamok, Aménokal des Touareg)

L’Aménokhal Hadj Moussa Akhamok est mort le 28 décembre 2005, nous laissant la charge de relever le défi de « Sauver l’Imzad »…

L’imzad est une vièle monocorde, qui nous vient de la nuit des temps. Plus qu’un instrument, l’imzad est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps.

Dassine la poétesse touarègue disait :
« Préfère à toute voix, préfère avec moi la voix de l’imzad, Le violon qui sait chanter, et ne soit pas étonné qu’il n’ait qu’une corde, As-tu plus d’un cœur pour aimer ? Mon imzad à moi est tout l’espace qui vous appelle ».


L'IMZAD, l'instrument

On ne peut mieux décrire l'imzad que ne l'a fait le Père de Foucauld dans son dictionnaire Touareg-Français t.III pp 1271-1272 :

« …L'imzad se compose essentiellement d'une calebasse demi-sphérique appelée «ateklas» ou «elkas» qu'on munit d'un manche de bois «tabourit» bâton (manche du violon), sur lequel on tend une peau «élem» et à laquelle on ajuste une corde «aziou» faite de crins de cheval ; un chevalet, formé de deux petits bâtons croisés et liés ensemble, «tiziouin» (petites tiges = chevalet du violon), maintien la corde au dessus de la peau du violon ; deux ouïes, dont chacune est appelée «tit» œil (ouïe du violon), sont pratiquées dans la peau, l'une à droite, l'autre à gauche du chevalet ; quelques rares imzad n'ont qu'une ouïe, placée soit à droite ou à gauche du chevalet; quelquefois les deux ouïes ou l'ouïe unique sont non pas à la hauteur du chevalet mais entre le chevalet et le manche ; dans ce cas, lorsqu'il n'y a qu'une ouïe, elle est habituellement sous la corde.

L'imzad n'a pas de cheville ; à chaque extrémité de la corde est attachée une mince lanière de peau, dont l'une passe sur l'extrémité …du manche et ensuite s'enroule autour et s'y noue, et dont l'autre s'accroche à l'extrémité… du baton qui sert de manche ; une fine lanière de peau «tessarit» ( étrangloir) qui est mobile et nouée au manche maintient la corde contre le manche jusqu'à une distance plus ou moins grande de l'extrémité (…) de celui-ci.

Le diamètre (…) de la peau sur la calebasse varie habituellement entre 20 et 50 cm. (…) On joue de l'imzad assis, l'instrument sur les genoux, la main gauche tenant le manche et pressant la corde,

la main droite tenant l'archet. L'archet taganhé est une baguette recourbée en forme de demi-cercle entre les extrémités de la quelle est tendue une corde aziou faite en crins de cheval ; le bois de l'archet est appelé «éserir» (bois)….

 

Par Sauver l'Imzad
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